. J'aurais voulu te dire alors, que dans ces moments là je ne pensais à rien, que je ne pouvais pas penser, j'étais à peine capable de respirer, parce que mon coeur battait si fort près du tien, parce que mon corps tremblait contre le tien. Parce que toute ces vagues d'émotions étaient trop violentes, trop intenses. Parce que c'était seulement dans ces moments là, où le temps s'arrêtait complètement et où tu me regardais, que je savais que je t'aimais. .

Je ne pourrais jamais oublier son corps, si protecteur contre le mien, cette chaleur qui nous enveloppait tous les deux. Ces sourcils indécis, cette bouche aux mouvements si travaillés. Un regard mi-sérieux, mi-malicieux. Ces épaules larges et droites entre mes doigts frêles. Je connais toutes les courbes de son dos, le détail de ses expressions, l'intensité de son étreinte.

Je ne pourrais jamais oublier son rire, parce qu'à chaque fois qu'il retentissait j'étais heureuse. D'un bonheur qui ne se définit pas. Quand il riait je comprenais que son bonheur était tout ce que je désirais. Ce rire qui disait tellement que j'étais capable de le libérer, l'espace de quelques secondes. Nous libérer tous les deux. Enfin.

Je ne pourrais jamais oublier sa voix, sa voix qui murmurait à mon oreille, qui m'a toujours dit ce que je voulais entendre, même si c'était des mensonges; sa voix grave et douce qui disait allô dans le téléphone, après un moment d'attente insupportable. Cette voix qui me parlait, qui me taquinait, qui me demandait sans cesse à quoi je pensais.

Je ne pourrais jamais oublier son parfum, qui restait sur l'oreiller encore quelques heures. Son parfum que j'ai vaporisé tant de fois sur mes manches, ce parfum qui est resté entre les pages du livre que j'ai lu avec tant d'avidité. Ce parfum si fort et boisé, si masculin, qui n'allait qu'à lui. Qui pouvait me faire pleurer comme ça, d'un coup. Sans raison. Juste parce que c'était lui.

Je ne pourrais jamais oublier ses appels, ses chansons, les petites phrases qu'il aimait répéter, ses baisers, ses mains, son cou, mes cheveux sur son torse et tout le reste. Toutes les choses qu'on ne s'est pas dites, toutes celles qu'on s'est dites sans le vouloir, ou sans vraiment le savoir. Tout ce que j'ai appris et tout ce que j'ai perdu. Toutes ces lignes que j'ai écrites sur lui, et encore maintenant mes mains tremblent sur le clavier, parce que je l'aime encore.

Je ne pourrais jamais oublier, non, et pourtant il le faut.

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# Posted on Sunday, 15 February 2009 at 6:13 AM

Edited on Sunday, 15 February 2009 at 10:58 AM

TWO YEARS AGO, or something like that.

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# Posted on Wednesday, 28 January 2009 at 7:15 AM

Edited on Wednesday, 04 February 2009 at 11:41 AM

End or begining?

End or begining?
Elle saisit le téléphone et composa le numéro, griffonné en toute hâte sur un morceau de papier déchiré. Malgré les nombreux doutes dont elle avait été assaillie ces derniers jours, elle était absolument sure que c'était la bonne chose à faire. Elle avait vu les regards désespérés de son amie, sa détresse, ses larmes. Elle savait tout. Elle ne pouvait plus rien faire à part cela, et elle désirait l'aider, plus que tout au monde. Elle voulait son bonheur. Elle appuya sur la touche appel, le coeur battant, comme si elle appelait l'homme qu'elle aimait. Pourtant il n'en était rien. Ca sonnait. Une fois, deux fois, trois f... "Allo?" Une voix grave, et douce. C'était donc ça, cette voix si particulière, dont elle avait tant entendu parler, tout comme de son parfum, de sa peau.. ? "Heu.." Elle avait manqué la seconde où elle aurait du parler. "Bonsoir, heu, je suis une amie de Stella." Il se tut, mais la voix resta là, sans parler, et pourtant toujours présente. Il attendait une suite, c'était évident. Pour ne pas se compliquer les choses, et pour ne pas manquer de naturel, elle n'avait rien préparé. Elle n'avait aucune idée de ce qu'elle allait dire. Elle ne sut comment s'y prendre. "Heu, c'est un peu compliqué... Je t'appelle à son propos parce que...". Elle ne pouvait pas continuer. Elle savait qu'elle n'aurait pas du faire ça. C'était stupide. Stella aurait piqué une crise rien que de savoir ce qu'elle faisait. Mais a présent qu'elle avait commencé, elle ne put rien faire d'autre que de chercher les mots justes pour expliquer ce qui l'amenait à téléphoner à un parfait inconnu, comme ça, un soir où elle n'aurait même pas du faire quoi que ce soit de particulier. "Oui..?" la pause avait été trop longue; "Eh bien..." nouveau silence. "Elle est vraiment mal. Vraiment, vraiment. Elle t'aime et elle ne peut pas te le dire. J'ai pensé qu'il fallait que tu saches." La voix parut s'absenter un instant, toujours sans produire le moindre son. Elle entendit le bruit un briquet et d'une première bouffée de cigarette prise en vitesse. Etait-il sous le choc ? Elle n'aurait pas su le dire. "Ah, je vois." Elle continua, malgré sa respiration à moitié coupée. "Je n'ai jamais vu quelqu'un comme ça. Ca me fait tellement peur pour elle. Il faut que ça s'arrange et j'ai pensé... C'est terriblement bête mais je crois que je devais te mettre au courant. J'ai pensé que ça changerais peut être les choses. Désolée. Je n'aurais surement pas du me mêler de tout ça." Tout cela lui parut soudain terriblement enfantin. Comment pouvait-elle faire une chose pareille a Stella ? Jamais elle ne lui avait demandé quoi que ce soit. Elle pensait réellement qu'il devait savoir. Mais ce n'était pas à elle de lui dire. Elle se fichait de ce qu'il pensait d'elle. Mais la colère de son amie serait pire que tout. Elle raccrocha, d'un coup sec, sans rien dire, sans émettre le moindre bruit, même de respiration. Elle avait tout balancé, comme ça, d'un coup, c'était parti comme un pansement qu'on arrache d'un coup net et rapide. Elle fixait tranquillement le téléphone, comme si rien ne s'était passé. C'était un peu trop tard pour faire comme si rien en s'était passé, pourtant. Lorsque sa mère entra elle sursauta. "tu viens diner, chérie ?" Elle se leva, encore un peu tremblante. "J'arrive."
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# Posted on Monday, 26 January 2009 at 1:09 PM

Back and back and back and back.

Pale Blue Eyes est toujours là, toujours mis a jour de temps en temps, toujours un petit peu trop bordélique pour moi. Je crois que si j'ai besoin d'un retour en arrière, c'est parce que ce moment, cette période tout a fait représentative de l'instabilité finale, doit être illustré par des choses que je ne sais plus exprimer. Incompréhensible ? Oui. Pourquoi ai-je commencé à réfléchir sur le monde qui m'entoure, pourquoi ai-je pris conscience des sentiments qui ne valaient plus la peine, pourquoi ai-je recommencé à écrire vraiment, pourquoi ai-je réalisé que mes buts n'étaient plus les mêmes... ? Pourquoi est ce que je me plonge dans tout ce que je trouve, pour tenter d'exprimer, plus ou moins partiellement, ce que je vis, ce que je vois, ce que je sens ? Pourquoi est ce que je ne vois plus les choses de la même manière, l'art, la photo, les textes que je lis, les cours, les gens. Pourquoi la musique me fait toujours pleurer. Je suis au climax du retour à l'enfance. Tout se mélange pour l'ultime combat. Bientôt il sera trop tard pour relire ces textes, pour aimer de nouveau, pour prétendre que je me fous de tout. L'autre monde est juste là, derrière la ligne que je ne veut pas franchir. Le monde des sujets sérieux, du travail acharné, le monde des bombes atomiques et des regrets éternels. Je veux profiter de mes dernières larmes innocentes, celles qui ne sont là pour rien de spécial, un peu pour un amour perdu, pour une famille tendue, pour des amis qui s'éloignent. Et aussi un peu parce que c'est bon de pouvoir pleurer, comme ça, sans raison, un peu parce que je peux encore le faire mais plus pour longtemps.

J'avais écrit des choses tellement vraies, tellement profondes. En apparence. Ce que j'essaie naïvement de faire désormais c'est d'aller plus loin. Encore plus loin. Dans une vérité qui se dénude de tout. Parce que le monde bouge, fatalement, et la vie passe peu à peu. Ne pensez pas que parce que j'ai 16 ans, tout est devenu différent. Non. Je me prend toujours la tête pour rien. Mes considérations sans fin sur ce qui m'entoure n'ont pas changé. Je fume toujours trop. Je ne travaille toujours pas assez. Je ne range toujours pas ma chambre. Je regarde toujours le ciel de la même façon. Je pense toujours à lui, à nous, à ce que nous aurions pu être. Je ne cesse de regarder vers l'arrière, de désirer changer les choses et de retrouver toutes les choses qu'on a pas su dire. J'ai juste découvert que je pouvais faire autrement. C'est déjà beaucoup.

< SOON... MY DEAR, YOU'LL NEVER, NEVER BE LONELY
SOON, YOU'LL FIND I LIVE FOR YOU ONLY.
WHEN I'M WITH YOU WHO CARES WHAT TIME IT IS ?
>



Back and back and back and back.

# Posted on Saturday, 24 January 2009 at 10:57 AM

Edited on Sunday, 15 February 2009 at 11:01 AM

Can you keep a secret

Can you keep a secret
Il était absolument nécéssaire de faire un article joyeux pour rompre le fil mélo-dramatico-romantico-horrible de ce blog d'ado depressive. Pour faire une liste des bonnes nouvelles en bonne et due forme commençons par la journée présente ; en ce 15 Janvier (jour de soldes) 2008 (merci de ne prononcer en aucun cas le mot résolution) je suis sortie du lycée et avant de rentrer chez moi j'ai dévalisé H&M, ce qui, en soit, est déjà une plutôt bonne nouvelle (encore une fois merci de ne pas mentionner ces serments stupides que les gens appellent résolution). De plus je rappelle aux têtes en l'air que dans pas moins de quatre jours c'est mon anniversaire (15 ans quelle horreur). Malheureusement mes petits choux je ne serais pas là pour valider vos (trop peu nombreux) commentaires car ledit 19 janvier je serais dans l'avion direction le pôle nord (non j'exagère, le Canada, mais le froid est le même n'est ce pas) pour faire des sports extrêmes de froid extrême de neige extrême, sanglée dans une doudone vraiment extrême. Malgré tout c'est une bonne nouvelle, c'est pourquoi elle s'ajoute a ma liste. Pour certains dont je ne citerais pas le nom ici (hum) le fait de fêter son anniversaire dans l'avion semble une bonne nouvelle -comme j'ai dit que je ne parlerais pas de trucs glauques je me tairais sur ce point...- Sur ce, il me reste a me demander si être toujours amoureuse d'un type totalement magnifique mais un peu tarré est oui ou non une bonne nouvelle. Meditez.A dans deux semaines.

# Posted on Saturday, 12 January 2008 at 12:04 PM

Edited on Tuesday, 15 January 2008 at 1:52 PM